high efficiency consulting
FR  |  EN
compte à rebours / tout compte#5

la RSE au service de l’optimisation économique

Longtemps perçue comme un investissement pour l’entreprise, la RSE peut devenir une source d’économie lorsqu’elle est mise au service d’une transformation bien pensée.

Prenons l’exemple de l’une de nos dernières missions de transformation sur des étuis d’emballage en papier avec comme fil rouge : la réduction de leur impact environnemental. Nous avons activé 3 leviers RSE dans cette transformation, tous ont permis d’optimiser la dépense.

Utiliser un papier unique aux caractéristiques RSE

Si la norme FSC garantissant l’utilisation de papier provenant de foret éco-gérées est très largement répandue, les fournisseurs de papier proposent désormais des alternatives poussant la réflexion RSE plus loin : comme le papier issu de fibres 100 % recyclé et parfois issus de résidus agro-alimentaires comme les agrumes ; le raisin, le maïs… les papetiers ne minimisent pas leurs efforts sur l’éco conception allant jusqu’à produire l’énergie nécessaire à leur production avec les résidus de bois non utilisés. Autant d’arguments qui permettent aux marques de renouveler leurs discours RSE et leur communication.

Cet investissement reste limité, le surcout moyen d’un papier 100 % recyclé standard est de l’ordre de 15 % par rapport à la gamme classique, ce qui vient impacter en moyenne le prix final de l’étui de l’ordre de 5 %. Un surcoût vite absorbé s’il est combiné à une réflexion d’uniformisation des étuis sur ce papier unique en termes de dimension, de grammage et permettant la mise en place de partenariats plus directs avec les papetiers dans le cadre de volumes massifiés, dans un contexte mondial de tension sur ces matières premières.



Agir sur le ratio Papier/Décor pour réduire le prix unitaire

Sur des emballages où le marketing est particulièrement marqué comme dans la cosmétique par exemple, le ratio entre le papier et le décor se situe aux alentours de 30/70, un déséquilibre du prix du décor peut donc s’optimiser. Là aussi, une démarche RSE peut proposer des alternatives pour optimiser ce coût. Deux options sont envisageables : utiliser le papier unique aux caractéristiques RSE comme éléments de décor en tant que tel ; option choisie par des marques qui impriment directement des décors simples sur du kraft par exemple. Ou bien identifier, simplifier et remplacer les sur-spécifications par de nouvelles techniques plus éco-responsables. Un nombre de couleur élevé peut souvent être réduit, les imprimeurs proposent notamment de retravailler et d’optimiser les documents de décor en ce sens, offrant une bonne occasion pour modifier les techniques d’impression. Par exemple remplacer les encres UV par des encres végétales n’entraine généralement pas de surcoût, ces encres composées à 50 % d’huiles végétales et de résine dure bio sourcée (25 %) permettent de surcroît d’obtenir un étui biodégradable, recyclable et compostable.

Optimiser les processus d’impression et de commandes pour réduire la gâche et le transport

La rationalisation RSE ne s’arrête pas à la matière première et sa production : elle peut être étendue au processus de commande. S’approvisionner sur de plus grands volumes permet à la fois d’obtenir de meilleures conditions tarifaires mais également de réduire sa fréquence d’approvisionnement. Autrement dit : moins de livraison donc moins de camions ! Penser amalgame ou impression en série va permettre aussi de limiter la gâche papier, encore un levier associant réduction de coût et amélioration significative de l’empreinte carbone.

Une telle rationalisation doit être menée avec vigilance. La première alerte concerne les approvisionnements en papiers uniques 100 % recyclés qui dans un contexte de tension sur les marchés restent plus techniques à approvisionner qu’un standard du marché. La deuxième alerte relève des standards de qualité : certains papiers 100 % recyclés étant un peu moins rigides que les standards soutiendront des cadences d’impression moindre ou peuvent présenter des irrégularités de couleurs entre les lots. Les services qualité et marketing doivent être prêts à gérer ces quelques variations.

Articles similaires